Campagne pour la libération des prisonniers palestiniens
Prisonniers aujourd’hui, pendus demain ?
Le 30 mars, le parlement israélien a voté une loi qui institue la peine de mort pour les « terroristes », loi taillée sur mesure pour ne s’appliquer qu’aux Palestiniens reconnus coupables d’attaques anti-israéliennes meurtrières.
Le ministre de la sécurité nationale israélien, le raciste Itamar Ben G’vir, a proclamé : « Avec l’aide de Dieu, nous appliquerons cette loi et tuerons nos ennemis. » Il a reçu l’onction du département d’Etat américain qui a dit « respecter le droit souverain d’Israël à fixer ses propres lois et sanctions à l’égard des personnes reconnues coupables de terrorisme. »
Une fois de plus l’accusation de « terrorisme » est mobilisée pour diaboliser ceux qui osent résister à l’oppression, en l’occurrence les résistants palestiniens. Cette loi constitue une étape supplémentaire dans l’affirmation de l’Etat d’Israël comme Etat d’apartheid.
Comme le relève le correspond du journal Le monde « cette loi intervient alors également alors que l’armée a modifié les règles d’engagement en Cisjordanie, autorisant, de facto, ses soldats à utiliser leurs armes contre des Palestiniens pour les tuer dès lors que les militaires perçoivent une menace. Cela s’applique par exemple lorsque des jeunes jettent des pierres sur des soldats ou des véhicules de l’armée. Des dizaines de cas d’exécutions dans de telles circonstances ont été mises en évidence depuis 2 ans sans que des poursuites soient engagées. Au total, 1087 Palestiniens, dont 227 mineurs, ont été tués par l’armée ou des colons, en dehors de tout cadre judiciaire. »
Le porte-parole d’Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a déclaré : « Le caractère discriminatoire de cette loi la rend particulièrement cruelle… nous demandons au gouvernement israélien de l’abroger et de ne pas l’appliquer. » Inversement la réprobation timide de notre gouvernement, qui refuse obstinément tout sanction efficace, cache mal sa complicité de fait avec le gouvernement israélien. Comme le dit Francesca Albanese, rapporteuse spéciale des Nations Unies sur les territoires palestiniens occupés : Israël « a effectivement reçu carte blanche pour torturer les Palestiniens parce que la plupart de vos gouvernements, vos ministres l’ont permis. »
Signez la pétition pour demander la libération du Dr Hussam Abu Safiya et de tous les médecins de Gaza : https://www.france-palestine.org/Petition-Liberez-le-Dr-Hussam-Abu-Safiya


Extrait du Répertoire Palestine Chiffres-clés de la Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine :
Téléchargez le Répertoire complet : https://plateforme-palestine.org/IMG/pdf/final_repertoire_palestine_chiffres-cles_2025.pdf?8684/906c67106616c4126f5560cf9a1f54c1661805b5d27bc4fe8bd5e7a8f8c0f692